L’accélération de la crise écologique suscite des mobilisations d’ampleur et de formes variées. Pourquoi et comment certains citoyens s’engagent-ils dans un combat pour l’environnement ? Quels sont les obstacles qu’ils rencontrent ? Le numéro 259 de la Tribune Fonda explore quelques-uns des freins à l’engagement écologiste.
Écologie : qu’est-ce qu’on attend pour s’engager ?
Face à l’accélération de la crise écologique et une prise de conscience généralisée sur les enjeux environnementaux et climatiques, la mobilisation grandit et se diversifie.
En complément des démarches « classiques » que sont les choix de consommation, boycott ou buycott, la signature de pétitions, ou encore les actions de plaidoyer, de nouveaux modes d’action émergent. Ainsi certains citoyens décident de participer à des conventions citoyennes, saboter des panneaux publicitaires, ou encore saisir la justice
Ces différentes formes d’action reflètent des niveaux d’engagement et de mobilisation variés, allant de personnes informées à actrices voire motrices de l’action.
Ce continuum de l’engagement permet à chacun, à son niveau et à son rythme, de prendre part à la transition écologique.
Chaque participation compte, alors que l’engagement écologiste se heurte à de nombreux défis. En effet, bien que le premier rapport du Giec ait plus de 30 ans
Qu’ils soient d’ordre politique, économique, ou psychologique, les facteurs derrière ce constat sont multiples et interdépendants. Ils contribuent ensemble à retarder et amoindrir le passage à l’action collective.
Une des raisons les plus médiatisées au cours des dernières années est le phénomène de dissonance cognitive
Pour massifier l’action environnementale, encore faut-il que le contexte politique et institutionnel la soutienne.
Au-delà des grandes politiques mises en place au niveau national
Or, force est de constater que ces acteurs sont actuellement plutôt soumis à des intimidations diverses, avec entre autres le détournement du Contrat d’engagement républicain et l’amalgame entre désobéissance civile, écosabotage et écoterrorisme.
Ce climat de défiance influe sur le grand public et donc sur l’engagement de nouveaux acteurs, à une heure où nous ne pouvons plus attendre, comme le rappelle dans nos colonnes Bénédicte Hermelin, directrice générale de France Nature Environnement
C’est pourquoi la Fonda a décidé à travers ce numéro de revenir plus en détail sur les freins à l’engagement en faveur de l’écologie. Chacun de ces freins s’avère être un levier possible pour accélérer les transitions.
Non seulement les lever collectivement nous permettra de massifier cette mobilisation, jusqu’à atteindre un possible point de bascule, mais aussi de redéfinir la trajectoire de notre communauté humaine, comme nous y ont invités récemment le Labo de l’ESS et e-graine
L’article d’Elisabetta Bucolo sur le Laboratoire d’idées Écologie du Mouvement ATD Quart Monde nous rappelle en effet combien les populations marginalisées sont légitimes et doivent être encouragées à proposer une lecture critique, voire radicale, des enjeux de transition écologique et des orientations écologiques prises par les pouvoirs publics
En espérant stimuler de nouvelles pistes de réflexion en faveur du passage à l’action, bonne lecture !